dimanche 19 février 2012

Tasmanie pt.1

Autrefois rattachée au continent australien, séparée depuis quelques milliers d'années par cru des eaux, l'île de Tasmanie est l'état le plus méridional, le plus éloigné, et le plus sauvage de l'Australie. Devinez qui a décidé d'aller y faire un tour...

C'est ainsi que nous avons embarqué à bord du Spirtit of Tasmania, un immense traversier reliant Melbourne à Devonport, au nord de la Tasmanie, en traversant le détroit de Bass. Traversée de nuit de 10 heures environ, qui s'est très bien déroulée. Peu de houle, et tout pour se divertir sur le bateau, même un cinéma ( ps ne pas louer ''The Beaver'' avec Mel Gibson et Jodie Foster, c'est franchement décevant).

Nous avons 3 semaines pour faire le tour de l'île, ce qui est suffisant vu sa petite taille. Nous avons donc décidé de commencer par la partie la plus sauvage: l'ouest. C'est là que se retrouvent les immenses parcs naturels classés par l'Unesco. Il faut savoir que la Tasmanie regorge de parcs sur tout son territoire: 21% de sa superficie, pour être exact. L'exploitation forestière, hydroéléctrique et minière fait toujours débat (heureusement), une bonne partie de la population étant sensibilisée à la cause écologiste. C'est d'ailleurs en Tasmanie que l'on élit le plus de députés ''Verts''.

Après la côte nord-ouest, avec ses eaux froides mais son ciel ensoleillé, ses plateaux rocheux enlaçant les eaux et ses petits villages, nous avons pris la route du sud, pénétrant dans la fôret, la montagne, le froid et la brume. Le climat à l'ouest est hostile: vents violents, pluie, 1 jour sur 7 d'ensoleillement. Je ne surprend donc personne en vous annonçant que c'est aussi l'endroit le moins peuplé :) Choc thermique pour nous: nous sommes en plein milieu de l'été australien, il faisait 30c quand nous avons quitté Melbourne, nous en avons perdu 20-25 d'un coup. Vive le polair et les bas de laine!

Une fois la tuque attachée avec de la broche, ça en a valu le coup. Nous avons fait plusieurs randonnées en quelques jours, dont la très jolie Montezuma Falls, une chute impressionante au milieu de la fôret. Nous avons aussi pu observer les vertes vallées de la Franklin Gordon river (réputée auprès des amateurs de rafting et de sensation fortes), les animaux dans le Lake St-Clair National park, les arbres géants du mont Fields...
Montezuma Falls

Passerelle sous les chutes

Nature sauvage
Franklin River valley

Les montagnes ont toujours la tête dans les nuages
Echidna cherchant des fourmis

David à la plage

Opposum fouillant dans les poubelles de nos voisins

Ces arbres peuvent mesurer jusqu'à 77 mètres de haut

Sortis du bois, nous nous sommes rendus à Hobart, rejoindre notre ami George chez son ami qui nous a offert le gîte. Hobart est une ville entre les montagnes, où la Derwent river débouche sur le Pacifique. Elle est la 2e colonie d'Australie et abrite de vieux bâtiments d'époque très bien préservés. Nous avons donc profité du beau temps pour nous promener, découvrir la ville à pied, passer du temps entre amis et apprendre sur le passé pénitenciaire des lieux.

Brasserie ''Cascade'', fièrement Tasmanienne. À l'arrière-plan, le mont Wellington, qui surplomble Hobart du haut de ses 1270 mètres

La ville vue du mont Wellington

Notre ''chez-nous'' le temps de quelques jours...

Après cet arrêt qui nous a paru rapide (on s'habitue à avoir un lit, une douche et de la compagnie!), nous avons repris la route pour la péninsule de Tasman, un bras de terre avançant dans la mer au sud-est de Hobart. Là nous avons pu observer les falaises, les immenses vagues, les grottes et autres blowholes creusées par celles-ci. Gare au vent: ça refroidit vite!





J'ai (presque) serré la main du diable

Je parle évidemment du diable de Tasmanie, emblême mystérieuse de cette contrée. Difficile à apercevoir parce que nocturnes et rares, nous avons visité un centre voué à leur conservation pour en apprendre plus sur ces petits marsupiaux carnivores. De la grosseur d'un petit chien, mais capable de broyer une main humaine en quelques croquées, ils foisonnaient jadis partout sur le continent. Malheureusement, depuis une quinzaine d'années, ils sont victimes d'une maladie qui a elle seule a décimé 85% de leur nombre. Seule forme de cancer contagieuse connue, le cancer de la face se transmet quand les animaux se disputent pour la nourriture (ils se mordent beaucoup). L'animal n'a aucune chance de survie et au bout de quelques mois, les tumeurs énormes lui entravant la gorge, il meurt de faim. La cause et la cure ne sont malheureusement pas connus pour l'instant, ce qui met critiquement en jeu la survie de cette espère unique au monde. Espérons qu'il ne connaitra pas le sort du tigre de Tasmanie, lui aussi disparu de la surface du globe...


Bagarre pour du roadkill d'opposum: coeurs sensibles s'abstenir

David et ses amis Skippy


Dans le prochain épisode: plus de faune, plus de nature, plus lieux historiques. Yéé!


                                                                                                                           (Eve)

dimanche 29 janvier 2012

Parlez-vous français?

Vidéoclip d'une toune d'un groupe australien, qui a fait un tabac ici il y a quelques temps. Il ne faut pas chercher à comprendre...

Étonnament, le français est enseigné comme langue seconde dans plusieurs écoles ici. Quelques Australiens peuvent comprendre quelques mots, on en a même rencontré un qui se débrouillait très bien. De plus en plus cependant, la langue seconde devient le chinois ou le japonais, un choix logique quand on réalise la proximité de l'Asie. Vous vous imaginez, un cours de chinois obligatoire? Moi j'en aurais bavé...

(Ève)

mardi 24 janvier 2012

Depuis le nouvel an...

Bon, j'avais pris comme résolution de mettre à jour le blog plus souvent... Pas facile : la journée ça me tente rarement de prendre 2 heures (on a une connexion internet vraiment lente!) pour écrire un message et après avoir soupé, le soir tombe rapidement et ça me tente encore moins car la journée est finie!

Juste après avoir quitté Sydney, après le feu d'artifice du nouvel an, nous sommes partis 4 jours dans les blue montains. C'était magnifique, nous avons fait une longue randonnée autour des trois soeurs (ce sont trois pics rocheux qui représentent trois soeurs selon le dreamtime aborigène, trois soeurs tranformées en pierre par un sorcier). L'escalier était vraiment à pic mais la vue magnifique! Nous sommes également sortis des sentiers battus et avons pu contempler en toute quiétude de magnifiques paysages. On les appelle les blue montains car la brume qui se libère des eucalyptus le matin donne une couleur bleutée au paysage.
Ève devant les trois soeurs, par la suite on est descendu tout en bas dans la vallée

Une cascade dans les blue montains

Les feux ravagent régulièrement les parcs nationaux

Le bout du monde...

Par la suite, nous avons rejoins la côte pour se reposer deux jours à Jervis Bay. Des plages magnifiques, une eau turquoise, j'ai même pu refaire un peu de snorkeling : j'ai vu plusieurs raies et des poissons. L'eau est quand même pas mal plus froide qu'au Nord de Sydney donc on se baigne moins longtemps!
Une des plages de Jervis Bay

Finalement, croyez le ou non, on a commencé à se tanner de la plage et on a décidé de partir pour Canberra (contre l'avis de la plupart des voyageurs qui trouvent cette ville platte... un peu l'équivalent d'Ottawa). On a tellement aimé ça qu'on est resté une semaine au complet... (et je ne suis pas en train de dire qu'Ottawa est une ville le fun!). Donc, Canberra est la capitale nationale de l'Australie, siège du gouvernement fédéral. On a visité plein de musées, le nouveau et l'ancien parlement, une volière où les perroquets vous grimpent littéralement dessus, des expos... Bref, on a fait le plein de culture et ça faisait vraiment du bien...
Le nouveau parlement, inauguré en 1986, plutôt moderne!

Vue du lac artificiel où nous avons dormi une bonne partie de la semaine... parfois c'est quand même le fun de voyager en van!

Un perroquet gourmand

Parmi les beaux musées, l'Australian National Museum est superbe et retrace la courte histoire de ce pays (le premier misnistre fédéral est arrivé en poste uniquement en 1901) et la National Gallery of Australia est un musée d'art où on retrouve une importante collection d'art indien (d'Inde) et de peinture moderne aborigène.
Un masque et des statues papous


La visite du parlement était aussi intéressante (en gros le système politique est très semblable au système canadien, influence du commonwealth) et dans le vieux parlement on s'est bidonné (on rencontre plein de Français sur la route ce qui explique mes écarts de language) dans une expo de caricatures politiques. Une très belle semaine.
Canberra depuis la terrase du parlement

Là où tout se passe : l'usine de fabrication de la monnaie australienne

Nous sommes actuellement en route pour Melbourne et la Tasmanie (on devrait arriver à Melbourne aujourd'hui). Pour la petite histoire, on a connu notre première vraie bad luck en Australie: pendant qu'on était à la plage sur Philllip Island (magnifique aussi en passant), des jeunes ont défoncé notre van. Ils sont passés par la porte passager et nous ont volé mon portefeuille, notre appareil photo, notre cellulaire, des jumelles et un sac-à -dos... Un peu galère mais tout rentre dans l'ordre, on a racheté un nouveau téléphone (même numéro) et tous les Australiens ont été super gentils pour régler les différentes formalités. Heureusement, il nous restait le porte-monnaie d'Ève.. On repart pour de nouvelles aventures!
(David)

jeudi 12 janvier 2012

Depuis la ferme...

Eh bien oui, après 6 semaines de loyaux services, nous avons quitté la ferme d'avocats à la mi-décembre. On a d'ailleurs eu droit à un party de Noël dans le hangar d'empaquetage, rôti, patates et alcool inclus. Nos collègues ont souligné notre départ à l'aide de ''superbes'' souvenirs de Blackbutt, dont un tea towel, un porte-clé et un magnifique t-shirt extra large de la ville. C'était bien de savoir qu'on était appréciés, et c'est avec un pincement de coeur que nous avons quitté nos champs d'avocats.

Terry Clark et sa femme, Annie


Party de Noël qui a joyeusement dégénéré


Après la campagne, le choc de la ville! Nous nous sommes retrouvés sur la ''Gold Coast'', constituée de tours de béton sur le bord de la plage, de parcs d'amusement et d'immenses centres d'achats. Les lumières des gratte-ciels étaient jolies à observer sur la plage le soir, sur la plage de Surfers Paradise où il n'y a d'ailleurs plus de surfeurs, ceux-ci préférant des ''spots'' moins achalandés.
Surfers Paradise

Nowel ''Australian style''

En fait on était dans le coin surtout pour aller à MovieWorld, parc d'amusement basé sur les films de, vous l'avez deviné, Warner Studios. Là vous pouvez contempler la grosse face de Mel Gibson en chemin pour la montagne russe ''Lethal Weapon'', monter dans la ''Bat Tower of terror", manquer vous faire écraser par Scooby-Doo et la Mystery Machine dans la rue et admirer des Loney Tunes dansant le ''shuffle''. Il y a aussi le ''Superman'', une montagne russe passant de 0 à 100km/heure en deux secondes. David dit que j'ai été très brave, mais je ne suis pas retournée une deuxième fois...



Après quelques journées chaudes à profiter de la mer pour s'y saucer le matin, nous sommes rentrés dans les terres et aussi dans un nouvel état, la Nouvelle-Galle du Sud (ou New South Wales). Nous avons donc quitté le Queensland qui nous avait accueilli pendant 6 mois pour les vallées verdoyantes entourant Sydney. Arrêt à Nimbin, ville new age fondée à la suite d'un festival hippie en 1973. Là tout le monde en fume, et c'est pas juste de la prescription. Après cette vue stupéfiante, nous nous sommes rendus à Lismore, où nous avons pu visiter un centre pour koalas convalescents. Tenu par des bénévoles, il accueille des animaux sortant de l'hôpital ou orphelins, qui sont soignés et dévorent d'ailleurs une quantité impressionnante d'eucalyptus. Vous saviez que la chlamydia est une maladie très répandue chez les koalas?

Nimbin, la colorée
Un koala, ça dort souvent

Nous sommes retournés sur la côte, le temps de faire un feu dans un parc (ils fournissent le bois!!!), de visiter îles, phares, plages, et de faire un petit dodo pour Noël dans un vrai lit, à l'hôtel. Oui, oui, oui, avec une douche chaude et une télévision. Vous nous avez manqué, heureusement qu'on avait Bad Santa,Chevy Chase, une bouteille de mousseux et une pavlova aux fruits pour nous tenir compagnie en cette chaude nuit de décembre australien :)
Red-nose reindeer?

Arrêt suivant: la ville portuaire de Newcastle, qui nous a plu et qui avait un petit je-ne-sais-quoi nous rappelant Montréal. Musées, ciné, zoo, et bains marins au menu (ocean baths, bassins creusés à l'époque par des détenus sur le bord de la mer, dont ils tirent leur eau pour faire office de piscine).

C'est froid, un ocean bath!
Newcastle
Nous avons ensuite entrepris la tournée des vignobles de la Hunter Valley, berceau de la viticulture en Australie. Visite guidée éducative d'un vignoble, dégustations, promenade entre les vignes. Vous saviez que le sémillon blanc était le vin le plus populaire en Australie? Pas notre préféré, on a plutôt opté pour d'excellents shiraz et un muscat de chez Wyndham. Et vous saviez que ça existait, le shiraz mousseux?
 Un baril de chêne vaut autour de 1000$...

Nouvel an à Sydney

Un des premiers endroits à célébrer la nouvelle année, reconnu pour ses feux d'artifices grandioses: Sydney. Là, nous avions donné rendez-vous à des amis de Cairns, qui avaient aussi pris la route dans leurs vans peu après notre départ (Candi et Christian, Allemands, et Mel et Aaron, Anglais). C'était vraiment agréable de les revoir et de passer du temps en leur compagnie, à se raconter nos histoires de route. Surtout que 11 heures d'attente en pleine chaleur, ça peut être long...Mais pour être bien placé, juste à côté de l'opéra de Sydney, avec vue sur le port et sur le pont, ça en a valu la peine. Les feux ont éclaté de partout, le pont était illuminé et les bateaux décorés. C'était beau mais un peu court, en tout 12 minutes. Le trajet de retour a été tumulteux, nous sommes finalement arrivés à la voiture à 4h30 am, fatigués mais heureux. Nous avons passé le 1er sur la plage de Bondi (bondée!), le temps de revoir d'autres amis et de nous reposer avant de reprendre la route. La suite dans le prochain Bat épisode ...

L'attente




                                                                                                                                              (Ève)

vendredi 30 décembre 2011

lundi 5 décembre 2011

David et Ève à la ferme


Nous sommes toujours en vie mais bien fatigués!
Après avoir descendu la côte en profitant des plages et des attractions touristiques, nous sommes rentrés dans les terres à la hauteur de Brisbane pour trouver du travail, question de renflouer la petite caisse. N'ayant rien trouvé en téléphonant directement aux fermes, nous avons fait appel à un service de référence du gouvernement, le National Harvest Trail, qui nous a donné une référence pour ramasser des oignons à Gatton.

Après avoir fait des provisions pour une semaine, nous nous sommes rendus dans cette petite ville agricole (pas si petite tout de même). Lever à 4h du matin lundi pour être au point de rendez-vous à 5h am, la seule info qu'on avait. Sur le chemin, des vans embarquaient des groupes de travailleurs asiatiques et de backpackers paumés. Après avoir suivi une van qui roulait tellement vite sur les chemins de campagne qu'on s'est perdu, on est arrivé dans le rang après 45 min d'auto. Abandonnés à notre sort devant une rangée d'oignons avec des sécateurs et un panier (le contremaître était trop occupé pour nous montrer comment faire, regardez votre voisin qu'on nous a dit), on a constaté qu'on était entouré de Français, tous dans la même situation que nous. Hahaha.

Les oignons poussent sous terre, comme le disait si bien Fardoche dans sa chanson, alors pour cueillir un oignon il faut en tirer un paquet par les feuilles, et une fois sorti de terre il faut couper celles-ci et la racine. Plein de petits oignons parmis les mauvaises herbes. On commence penché, puis on se rend compte qu'à genoux, c'est plus facile.

Au téléphone, on nous avait fait miroiter qu'on cueillerait 3 ''bins'' par jour à 40 $ la bin. Youhou. Vous auriez dû voir l'air découragé des travailleurs quand le tracteur a amené d'immenses casseaux de 4 pieds par 4 pieds, par 1 mètre de haut. C'est ça, une bin? À deux, David et moi, ça nous a pris 4 heures de travail pour en remplir une seule. Si on fait le calcul ça fait 5$ heure. Après une bin, on s'est cassé avec d'autres Français qui étaient aussi écoeurés que nous (c'est ce qu'on entendait autour de nous ''Putain, fait chier, on se casse'') et à qui on a donné un lift. On a failli ne pas être payé, ils nous ont dit le matin qu'on serait payé le vendredi, gentille arnaque parce que personne ne reste une semaine pour se faire payer à la fin... On a couru après le patron et on a été chanceux de récupérer notre 40$.

C'était sûr qu'on allait pas continuer les oignons... Coup de chance!!! On avait eu un contact d'un couple de Français rencontré sur la route 3 semaines auparavant, de la ferme où ils avaient travaillé. On avait appelé le proprio qui nous avait dit qu'il nous rappelerait s'il avait besoin de quelqu'un. Eh bien, il nous a rappelé pendant qu'on cueillait les oignons! Le soir même on y était. Allélullia! (Mais nos mains ont senti l'oignon pendant une semaine...).
 

Pour faire une histoire courte, on travaille sur une ferme d'avocat dans un village nommé Blackbutt (j'ai ri aussi, mais j'ai appris après que c'était le nom d'un arbre), à 200 km au Nord Ouest de Brisbane. David travaille à la cueillette dans les champs et moi au tri/empaquetage dans le shed. On est payé 19$ de l'heure temps plein, le fermier nous laisse rester sur sa ferme gratuitement, utiliser la cuisine commune, le frigo, les toilettes et douches à notre guise. On a été SUPER chanceux, c'est un emploi rêvé pour les voyageurs comme nous, de bonnes conditions comme celles-là sont extrêmement rares (ya beaucoup d'exploitation et de scam). Notre patron, Terry Clark, est un homme généreux et fair, qui met la main à la pâte avec nous. Sa ferme est immense, en fait il en possède 4, et fourni une méga chaine d'alimentation en avocats.
Je travaille de 7h à 4h, David de 6h à 4h. C'est tout nouveau pour nous mais on s'en sort très bien, mon patron trouve que nous faisons du bon travail et on s'entend bien avec nos collègues (enfin on côtoie des Australiens!). Y'en a déjà une qui m'a invitée à aller faire de l'équitation sur ses chevaux. Youpi!


Nous allons rester ici jusqu'au 16 décembre (ça fera 6 semaines de travail, le temps d'amasser une bonne somme avant de continuer). Nous avions hâte de travailler un peu, ça donne un nouveau défi, favorise les rencontres et permet de faire les choses concrètement. À s'écraser sur la plage au gros soleil trop brûlant d'Australie, pendant plusieurs jours, on finit par se sentir un peu inutile, on a le goût de bouger. En tout cas, dans mon cas, alors ça tombe bien.






Je vais devenir une super experte des avocats, j 'étais loin de me douter qu'il y  avait tant de choses à savoir à leur sujet. Je suis crevée de mon travail de chaîne de montage (ça n'arrête jamais d'arriver!), il faut se coucher tôt, mais on se fait des belles sorties la fin de semaine. Et le patron nous prépare un party de Noël...dans le hangar d'empaquetage!
(Ève)